Un petit air de déjà-vu…

Attention gentil lecteur, dans les paragraphes suivants je spoilerise un max.

Je m’étais dit : chouette, un film avec George dedans, courrons-y! Il arrive déjà à nous donner envie de nous taper une cafetière alors, imaginez, dans un film ENTIER!

Mal m’en a pris.

Ici George joue au con. Mais il reste sensuel, attention. Cependant, et c’est bien dommage, le film est a son image : consensuel.

Le George con est donc con. Il n’a rien compris à la vie parce qu’il ne veut pas d’attaches, pas de famille, pas de maison, il veut être libre mais il n’a pas compris qu’il s’aveugle et en plus, son boulot de gros con, c’est de virer des gens.

Mais alors, oh surprise-qu’elle-est-grande, la révélation va lui tomber dessus, par la bouche de son assistante coincée, encore si jeune, mais qui du haut de son inexpérience (et de sa rupture par sms), nous sort de vraies vérités vraies qui ouvrent les yeux. C’est convenu x mille, au moins. Du coup, paf: George le beau se réveille. Il veut la famille, la maison, et pourquoi pas inclus dans le pack une clôture blanche et un golden retriever qui s’ébroue sur la pelouse. Oui, George est prêt. Il fait même un pas en avant, il s’autorise à rêver, à se dire que lui aussi, finalement…

Comme le film se veut plein de réflexion, vous vous doutez bien que George ne pourra pas réaliser son nouveau rêve. Il sera déçu, eh oui, parce que la vie est une chienne, et que tu as beau vouloir changer, ben ça marche pas comme ça.

Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est un mauvais film. Je lui reproche simplement sa facilité, le fait qu’il surfe sur la vague des films hollywoodiens d’auteur. Celle où il n’y a pas de happy-end, parce que du coup le spectateur se dit qu’il a vu un film profond comme la fosse des Mariannes. Bateau, quoi… Comme Avatar a gâché son potentiel de réelle nouveauté pour n’être qu’une compilation des grands films sagas fantastiques, Up in the air reprend les choses qui marchent, sans aller plus loin. Et c’est bien dommage.

Parce qu’au final, Up in the air, c’est juste un assemblage de:

Lord of War : parce que le héros est un méchant dont on espère de tout cœur la rédemption;

Sicko : pour la critique de la société américaine, et de son absence de social;

4 mariages et un enterrement : pour la comédie romantique louant jusqu’à la nausée l’engagement, la famille, et l’amûr toujours;

Home: pour les vues aériennes de cette Amérique exploitée à outrance, que quand on les voit on se dit : Ah ouais, quand même…

On peut tout de même saluer la bande-son, qui a tout bon (attaquer un film avec This Land Is Your Land, de Sharon Jones and The Dap-Kings, c’est un pari risqué, mais le reste est à la hauteur). Ainsi que les témoignages de personnes licenciées, qui pourraient paraître lourds, mais qui compilés donnent un ensemble assez poignant, et un certain équilibre au film, le faisant naviguer sans cesse entre destin individuel et  licenciement de masse, mettant ainsi en lumière l’absence totale d’humanité de ce dernier.

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