Poupée de cire, poupée de son.

Hier soir, je suis allée au concert de Waxtailor. J’ai des courbatures dans les mollets à force d’avoir sautillé comme une damnée toute la soirée (bon, sûrement aussi à cause de la soirée spéciale Phœnix à laquelle je suis restée jusqu’à 5h après). Waxtailor, c’est vraiment le mec pour lequel je n’hésiterai jamais à m’offrir la place de concert (hum, je n’ai jamais hésité, 3 fois de suite, groupie style oblige), tant sa musique est transcendée par la scène.

La flûte et le violoncelle live, la voix merveilleuse de Charlotte Savary (qui dégage une sensualité à couper le souffle, toujours, je crois que je ne me lasserais jamais de la regarder et de l’écouter chanter), l’énergie de fou malade apportée par Mattic, et oh bonheur ultime, ASM (A State of Mind), groupe anglais avec lequel Waxtailor signe certaines de ses meilleures collaborations (comme, au hasard, Positively Inclined, le meilleur titre de la création), les vidéos passées derrière donnant cette ambiance particulière dans laquelle on plonge si facilement, tout cela mêlé à une salle survoltée de français expatriés (j’avais l’impression d’être à Paris tant ça parlait français et ça stylait bobo grave, faune peu visible habituellement  à Madrid) a eu raison de mes petites jambes, et des muscles de mes joues tant j’avais le sourire banane pendant tout le concert.

Mes amis, j’avoue ne pas du tout savoir pourquoi j’aime tellement le hip-hip et l’électro, pourquoi je kiffe autant le balançage du bras en l’air au rythme des basses (et l’emploi du verbe kiffer, qui est un peu bizarre), pourquoi je me sens aussi vivante lorsque je ferme les yeux et scande des paroles que je connais par cœur pour les avoir marteleées des heures durant à l’époque maudite des révisions, mais c’est comme ça, et mes courbatures d’aujourd’hui, je les chéris tout comme le souvenir de l’un des désormais meilleurs concerts de ma vie.

Ça tombe bien, c’était mon anniversaire, j’ai 23 ans et encore des millions de groupes, de concerts sur lesquels aller vibrer, et ça, ben ça me fait grave kiffer.

p.s: ASM vient de sortir son premier disque, Platypus Funk, que je saurais que trop recommander à ceux qui aiment le hip-hop funky bien instrumenté (navrée mais je suis vraiment une nullasse finie en ce qui concerne la définition des styles musicaux.

Untel, curieux: “Il est bien cet artiste? C’est quoi son genre de musique?”.

Moi, balbultiant: “Ben euh, c’est, erm, du comment dire, une sorte de soul rock avec du, comme du classique dedans, eeeerm, je sais pas comment te dire ça ressemble à **** mais en fait pas du tout, c’est duuuu… Oui en fait attends, laisse tomber, je te fais écouter, tu verras bien…”)

p.p.s: pour me consoler de ma ô rage ô désespoir ô vieillesse ennemie, le dreadeux barbu et surtout sexy la mort chanteur d’ASM m’a claqué la bise. Je me suis retenue de lui demander de m’épouser. Mode groupie off, et promis, j’arrête de vous embêter.

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3 thoughts on “Poupée de cire, poupée de son.

  1. Loulou says:

    Pouffe

  2. Krolli says:

    CT TROP DE LA BALLE!

    J’ajouterai que j’ai invité une amie espagnole à ce concert, et qu’à la fin, la constatation de la seule indigène de la boîte fut: “Hey bin les français ils crient vraiment plus que les espagnols!”

    LOL

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